L'agriculture bio prend de la bouteille grâce aux vignerons
Publié le mardi 26 mai 2009 à 08H53
Le Vaucluse est le premier département de la région Paca en nombre d'exploitations converties au bio
Publié le mardi 26 mai 2009 à 08H53
Le Vaucluse est le premier département de la région Paca en nombre d'exploitations converties au bio

J.-Luc Isnard (Les Terres de Solence à Mazan), Franck Moulette (Le Repaire du Géant à Mazan) et J.-Pierre Froissard (Le Van à Bedoin), les vignerons du Ventoux se mobilisent pour le bio.
Photo C.Hiély
L'agriculture bio ne connaît pas la crise. "Peut-être parce qu'on a échappé jusqu'à présent aux exigences de la grande distribution" justifie Daniel Clerc.
Le président d'Agribio Vaucluse qui met aussi en garde le consommateur, "Attention, il y a bio et bio, les produits bio Français, et ceux d'importation". Sous entendu mieux vaut jouer la carte de la préférence nationale pour être sûr de la qualité. Une agriculture bio qui gagne en tout cas chaque année du terrain en Vaucluse. "En 2008, le Vaucluse comptait 266 exploitations biologiques ce qui en fait le premier département de la région Paca en nombre d'exploitations converties au mode de production biologique. Cela représente 5,3% de l'agriculture vauclusienne pour une moyenne nationale de 2%".
Alors pourquoi le Vaucluse a-t-il cette fibre écologique ?"Il n'y a pas de portrait type de l'agriculteur, pas plus de jeunes que de vieux en tout cas. Mais une filière qui se tourne de plus en plus vers ce mode de production : la vigne" ajoute le président Clerc. Pas étonnant non plus que l'agriculture bio prenne de la bouteille grâce au vin, la vigne occupe dans le département 36% de la surface agricole utile.
Ramener cette tendance à une pure spéculation financière en occupant un créneau porteur serait certes réducteur. "Le bio permet de conserver des terres vivantes et donc fertiles, de préserver les nappes phréatiques, et au final de préserver notre planète". Basculer de l'agriculture conventionnelle à la bio nécessite trois années de transition durant lesquelles les produits ne sont pas commercialisés sous le label "AB".
Contact Agribio Vaucluse 15 avenue Pierre Grand MIN 5 84953 Cavaillon cedex 04 32 50 24 56
----------------------------------------------------------------------------------------------
Elever les vins de manière différente
Une démarche artisanale respectueuse de l'éthique bio : douze vignerons, installés sur un arc allant des Dentelles de Montmirail aux contreforts du mont Ventoux, en ont fait, peut-être pas leur devise, mais certainement leur guide professionnel !
Au domaine "Terres de Solence" situé entre Mazan et St -Didier, le vigneron Jean-Luc Isnard a convié deux de ses amis et membres de l'association, Franck Moulette du "Repaire du Géant" de Mazan et Pierre Froissard, du domaine "Le van" de Bedoin. Pour eux, se lancer et développer la viticulture bio va au-delà d'une simple démarche agricole. Elle est associée à plusieurs " sensibilités basées sur les respects, à commencer par ceux liés à l'environnement". Alors technicien dans un laboratoire d'analyses des résidus des produits phytosanitaires sur les fruits et légumes, Jean-Luc Isnard a changé son fusil d'épaule pour se lancer dans la viticulture bio. "Entre les facteurs qualitatifs et le désir pour tout consommateur de manger et boire sain, dit-il, le chemin était tout tracé". Sentiments largement partagés par ses amis qui, eux aussi, ont tout quitté (l'assurance pour l'un, la banque pour l'autre) pour apporter aux amateurs de vins, un nouveau nectar, beaucoup plus respectueux tant de la terre que des hommes. À l'inévitable question, le bio est-il plus cher, tous vous répondent, "effectivement, il y a cinq-six ans, c'était le cas. Mais plus aujourd'hui. Nos vins, départ caveau, sont au même prix que les autres !"
Par Jean-Luc Parpaleix ( jlparpaleix@laprovence-presse.fr
Photo C.Hiély
L'agriculture bio ne connaît pas la crise. "Peut-être parce qu'on a échappé jusqu'à présent aux exigences de la grande distribution" justifie Daniel Clerc.
Le président d'Agribio Vaucluse qui met aussi en garde le consommateur, "Attention, il y a bio et bio, les produits bio Français, et ceux d'importation". Sous entendu mieux vaut jouer la carte de la préférence nationale pour être sûr de la qualité. Une agriculture bio qui gagne en tout cas chaque année du terrain en Vaucluse. "En 2008, le Vaucluse comptait 266 exploitations biologiques ce qui en fait le premier département de la région Paca en nombre d'exploitations converties au mode de production biologique. Cela représente 5,3% de l'agriculture vauclusienne pour une moyenne nationale de 2%".
Alors pourquoi le Vaucluse a-t-il cette fibre écologique ?"Il n'y a pas de portrait type de l'agriculteur, pas plus de jeunes que de vieux en tout cas. Mais une filière qui se tourne de plus en plus vers ce mode de production : la vigne" ajoute le président Clerc. Pas étonnant non plus que l'agriculture bio prenne de la bouteille grâce au vin, la vigne occupe dans le département 36% de la surface agricole utile.
Ramener cette tendance à une pure spéculation financière en occupant un créneau porteur serait certes réducteur. "Le bio permet de conserver des terres vivantes et donc fertiles, de préserver les nappes phréatiques, et au final de préserver notre planète". Basculer de l'agriculture conventionnelle à la bio nécessite trois années de transition durant lesquelles les produits ne sont pas commercialisés sous le label "AB".
Contact Agribio Vaucluse 15 avenue Pierre Grand MIN 5 84953 Cavaillon cedex 04 32 50 24 56
----------------------------------------------------------------------------------------------
Elever les vins de manière différente
Une démarche artisanale respectueuse de l'éthique bio : douze vignerons, installés sur un arc allant des Dentelles de Montmirail aux contreforts du mont Ventoux, en ont fait, peut-être pas leur devise, mais certainement leur guide professionnel !
Au domaine "Terres de Solence" situé entre Mazan et St -Didier, le vigneron Jean-Luc Isnard a convié deux de ses amis et membres de l'association, Franck Moulette du "Repaire du Géant" de Mazan et Pierre Froissard, du domaine "Le van" de Bedoin. Pour eux, se lancer et développer la viticulture bio va au-delà d'une simple démarche agricole. Elle est associée à plusieurs " sensibilités basées sur les respects, à commencer par ceux liés à l'environnement". Alors technicien dans un laboratoire d'analyses des résidus des produits phytosanitaires sur les fruits et légumes, Jean-Luc Isnard a changé son fusil d'épaule pour se lancer dans la viticulture bio. "Entre les facteurs qualitatifs et le désir pour tout consommateur de manger et boire sain, dit-il, le chemin était tout tracé". Sentiments largement partagés par ses amis qui, eux aussi, ont tout quitté (l'assurance pour l'un, la banque pour l'autre) pour apporter aux amateurs de vins, un nouveau nectar, beaucoup plus respectueux tant de la terre que des hommes. À l'inévitable question, le bio est-il plus cher, tous vous répondent, "effectivement, il y a cinq-six ans, c'était le cas. Mais plus aujourd'hui. Nos vins, départ caveau, sont au même prix que les autres !"
Par Jean-Luc Parpaleix ( jlparpaleix@laprovence-presse.fr







